ORIENT (QUESTION D’)


ORIENT (QUESTION D’)
ORIENT (QUESTION D’)

La succession d’événements historiques connus sous le nom de «Question d’Orient», auxquels on donne comme point de départ la signature du traité de Kutchuk-Kaïnardja en 1774 et comme point terminal le traité de Lausanne de 1923, gravite essentiellement autour du démembrement de l’Empire ottoman et de la lutte des grandes puissances pour établir leur contrôle ou leur influence sur l’Europe balkanique et les pays de la Méditerranée orientale. Différents aspects se font jour à travers ces événements: d’abord, la poussée vers la mer Noire, puis vers les Balkans et la mer Méditerranée, de l’Empire russe prenant appui sur la protection des peuples slaves et sur celle des chrétiens orthodoxes; ensuite, ses visées sur le contrôle des Détroits et l’accès à la mer libre, qui inquiètent au premier chef l’Angleterre. À partir de la fin du XVIIIe siècle, celle-ci définit une bonne part de sa politique étrangère en fonction de la défense de la route des Indes et, par conséquent, cherche à dominer l’isthme séparant la Méditerranée de l’océan Indien; elle est ainsi amenée à s’intéresser de près aux Arabes du Proche-Orient. La France, pour sa part, après avoir maintenu ses positions commerciales et culturelles au Levant, accentue son action en faveur des chrétiens d’Orient ce qui la met en opposition avec la Russie et l’Angleterre.

À ces éléments fondamentaux vont s’ajouter par la suite le souci de l’Autriche-Hongrie de contenir l’avance russe dans les Balkans, le Drang nach Osten de l’Empire allemand à partir de la fin du XIXe siècle, et surtout l’exploitation économique des territoires ottomans à laquelle les dirigeants turcs, en dépit des réformes politiques et sociales promulguées dans le courant du XIXe siècle, ne peuvent pas plus s’opposer qu’au démembrement de leur Empire, consacré par le traité de Sèvres (1920); mais le sursaut des Turcs conduits par Mustafa Kemal et la conclusion du traité de Lausanne permettent de donner naissance à une Turquie nouvelle et de mettre alors un terme à la Question d’Orient telle qu’elle s’est posée au cours du XIXe siècle. Au XXe siècle, elle devait renaître sous d’autres aspects.

1. Du traité de Kutchuk-Kaïnardja au congrès de Vienne (1774-1815)

L’expansion ottomane, continuelle depuis le XIVe jusqu’au XVIe siècle, et qui a permis la constitution d’un empire s’étendant de la Hongrie au golfe Persique, du Danube au Sahara et de l’Algérie au Caucase, a connu au XVIIe siècle un arrêt presque total puisque, seule, la Crète est ajoutée aux territoires du sultan.

Premières défaites turques en Europe

Les premiers revers surviennent même avant la fin du XVIIe siècle et, dans la première moitié du XVIIIe, l’Empire ottoman subit à plusieurs reprises, sur son sol, les attaques des Russes et des Autrichiens; mais, en dépit d’une situation interne difficile, les Turcs ont réussi à préserver l’intégrité de leur territoire, à défaut d’avoir pu édifier une protection efficace contre les empiétements économiques des grandes puissances.

Les Ottomans ayant donné leur garantie à la Pologne, l’attaque de ce pays par les Russes en 1764 entraîne le déclenchement d’une guerre turco-russe: les défaites subies en Valachie et surtout sur mer (bataille de Tchechmé, 1770) contraignent le nouveau sultan Abdul-Hamid Ier à signer le traité de Kutchuk-Kaïnardja (21 juillet 1774): celui-ci consacre le triomphe de Catherine II qui obtient, outre une partie de la Crimée, le contrôle des rivages orientaux de la mer Noire, la libre navigation dans cette mer, l’autorisation pour la flotte marchande russe de transiter par les Détroits, et enfin des privilèges commerciaux. En janvier 1784, la convention de Constantinople fixe les frontières des Empires ottoman et russe. Le traité de Kutchuk-Kaïnardja revêt une grande importance, car il est le témoignage tangible de la progression russe vers la mer Noire, première étape d’un accès à la Méditerranée. Comme, d’autre part, peu d’années auparavant, l’Angleterre a assuré sa domination sur l’Inde, les possibilités d’antagonisme entre les Anglais et les Russes sont devenues réalité.

Réformes et insurrections dans l’Empire ottoman

À la suite de conflits limités (1790-1792) avec les Autrichiens (avec qui la paix est signée en 1791, pour un siècle) et avec les Russes, qui obtiennent la Podolie, le nouveau sultan Selim III (1789-1808) tente d’introduire dans l’Empire des réformes institutionnelles. Il commence par l’armée : par la promulgation du Nizam-i djedid (La Nouvelle Organisation, 1793), les structures militaires doivent être rénovées, mais les janissaires, soutenus par les éléments conservateurs religieux, s’opposent à ces réformes qui, finalement, ne portent que sur des points de détail.

Au même moment, des insurrections éclatent en diverses régions de l’Empire: en Arabie, où les Wahh bites se révoltent au nom de principes religieux puristes et s’emparent pendant quelque temps des villes saintes, alors qu’en Syrie le cheikh Daher, puis le trop fameux Ahmed Djezzar Pacha se signalent par leurs activités séparatistes et meurtrières. Si en Bulgarie des bandes de pillards, les Kirdjalis, sèment le désordre, en Épire Ali de Tépédélen (ou de Tébélen) se rend indépendant pour vingt ans, tandis qu’en Serbie la population, conduite par Karageorges, se soulève contre l’occupant ottoman.

À cette désagrégation interne s’ajoute l’expédition de Bonaparte en Égypte qui, bien commencée en 1798, se termine mal en 1802. Celle-ci a pour le commerce français dans l’Empire ottoman des conséquences néfastes quoique temporaires, car l’expansion de l’influence française en sera facilitée de même que, ultérieurement, la rénovation de l’Empire ottoman en bénéficiera.

Le début du XIXe siècle est marqué par deux événements qui contribuent à l’affaiblissement de l’Empire ottoman. D’un côté, il y a la nouvelle révolte des Serbes qui, pour la première fois, sont directement soutenus par les Russes (juin 1807). D’abord victorieux, les Serbes obtiennent au traité de Bucarest (28 mai 1812) leur autonomie interne; à nouveau révoltés, mais cette fois vaincus, ils perdent les avantages acquis. L’autre événement consiste dans la déposition du sultan Selim III par les janissaires, après une tentative avortée de réorganisation de l’armée (1808). Il est remplacé par Mustafa IV, puis exécuté, mais à son tour Mustafa IV est destitué et arrêté par le vizir Mustafa Bayraktar qui fait proclamer Mahmud II (juillet 1808). Bayraktar s’efforce de reprendre les réformes de Selim III: il se heurte aux janissaires et aux ulémas qui s’insurgent et le mettent à mort. Tout projet de réforme est renvoyé à des temps meilleurs. L’Égypte fait exception: son nouveau gouverneur, Mehmed Ali (Muhammad ‘Al 稜), qui s’est débarrassé des officiers et des féodaux mameluks (1811), met sur pied, avec l’aide de militaires français, une armée moderne qui lui permet de triompher des Wahh bites, de s’emparer du Hedjaz, dont il confie le gouvernement à son fils Ibrahim Pacha, et de conquérir le Soudan, le Sennar et le Kordofan. Ayant pratiquement assuré son autonomie vis-à-vis de Constantinople, il engage le processus de modernisation de l’Égypte: son initiative impressionne vivement le sultan Mahmud II qui, peu après, se lance aussi dans la voie des réformes.

2. Les intrigues russes: jusqu’à la convention des Détroits (1815-1844)

Les désirs du sultan ne peuvent être réalisés dans l’immédiat: l’opposition interne est toujours aussi vive, mais surtout de nouvelles révoltes éclatent dans les Balkans, soutenues par les Russes. Ceux-ci encouragent en effet en Serbie et en Grèce les mouvements nationaux dans leur lutte pour l’indépendance, visant ainsi non seulement à affaiblir l’Empire ottoman mais aussi à substituer leur protection à celle des Turcs et à atteindre la Méditerranée.

Les révoltes dans les Balkans (1815-1821)

Dès 1815, l’insurrection éclate encore en Serbie, dirigée par Milan Obrénovitch: dix ans de guérilla aboutissent au traité d’Akkerman en Ukraine (octobre 1826), qui renouvelle la paix de Bucarest, mais ce n’est qu’avec la paix d’Andrinople (14 septembre 1829) et surtout la promulgation du hatt-i sherif (édit impérial) du 29 août 1830 que l’autonomie de la Serbie est solennellement reconnue par le sultan.

En Grèce, les échos de la Révolution française avaient soulevé l’enthousiasme des intellectuels et éveillé le désir de l’indépendance; le poète Constantin Rhigas avait fondé la première société patriotique, l’Hétairie. Il escomptait même l’intervention de Bonaparte après ses victoires en Italie. Déçu dans cet espoir, Rhigas se lance alors dans l’action directe contre les Ottomans: arrêté peu après, il est exécuté (1798). Sa société se replie et ne reprend son activité qu’après le congrès de Vienne, sous le nom d’Hétairie des amis. Elle cherche des appuis auprès des insurgés des Balkans, mais ceux-ci sont trop occupés par leurs propres affaires pour aider les Grecs qui s’adressent alors aux Russes. Ces derniers leur fournissent un chef, qui doit se mettre à la tête de l’insurrection lorsqu’elle se déclenchera, le prince Alexandre Ypsilanti, aide de camp du tsar, qui arrive en février 1821 en Moldavie où il cherche à soulever la population: c’est un échec total, qui entraîne une sévère répression. Au même moment, les congrès de Laybach (Ljubljana, en Slovénie) et de Troppau (en Silésie) condamnent les mouvements insurrectionnels: Ypsilanti, désavoué par les Russes et vaincu par les Turcs, abandonne la partie.

Les Grecs n’ont toutefois pas renoncé à leur lutte: le 25 mars 1821, l’archevêque de Patras, Germanos, proclame la guerre de libération nationale, qui se traduit immédiatement par des massacres de Turcs en Morée, suivis de massacres de Grecs à Constantinople. Le 12 janvier 1822, à Épidaure, l’assemblée des députés grecs proclame l’indépendance de la Grèce et choisit comme président Alexandre Mavrocordato. En avril se produisent les massacres de Chio et peu après, Ali de Tébélen étant mort, les Turcs réoccupent l’Épire. L’insurrection grecque apparaît isolée diplomatiquement car, en vertu des principes de la Sainte-Alliance, les Russes ne peuvent officiellement intervenir, d’autant qu’Anglais et Autrichiens veillent à ce qu’ils ne puissent étendre davantage leur influence vers l’Adriatique et la Méditerranée. Cependant, les Grecs reçoivent l’aide de nombreux volontaires étrangers (les Philhellènes), notamment des libéraux anglais comme lord Byron et français tel le colonel Fabvier, et remportent des succès sur les troupes du sultan. Celui-ci fait alors appel à Mehmed Ali, qui a déjà rétabli le pouvoir ottoman sur la Crète. Commandées par Ibrahim Pacha, les troupes égyptiennes obtiennent en Morée de nettes victoires; Ibrahim Pacha entreprend de déporter des Grecs en Égypte, ce qui lui aliène la sympathie des Français et provoque le renforcement de l’activité des comités philhellènes.

L’indépendance de la Grèce (1826-1832)

De crainte que l’insurrection grecque ne puisse aboutir par elle-même, et en vue d’éviter un règlement international, le nouveau tsar de Russie, Nicolas Ier, décide de prendre l’initiative; il adresse à Mahmud II un ultimatum draconien que le sultan se voit contraint d’accepter (mars 1826). Peu après, Mahmud II se débarrasse des janissaires révoltés en les faisant massacrer (27-28 mai 1826) et entreprend immédiatement la réorganisation de l’armée turque. Le traité d’Akkerman (octobre 1826) accorde aux Russes des avantages commerciaux dans tout l’Empire, et surtout le droit de protection sur la Moldavie, la Valachie et la Serbie. Ce succès russe provoque la réaction de l’Angleterre qui, par le traité de Londres (juillet 1827), préconise entre Grecs et Turcs sa propre médiation avec celle de la France et celle de la Russie. Cette médiation est d’autant plus souhaitable pour les Grecs qu’ils ne possèdent plus que Nauplie et Hydra. Mais le sultan l’ayant rejetée, les trois puissances le menacent d’une intervention armée et concentrent leurs flottes à Navarin où un incident entraîne la destruction de la flotte turco-égyptienne (octobre 1827).

Le sultan refusant toujours de s’incliner, Nicolas Ier lui déclare la guerre, tandis que la France et l’Angleterre demeurent dans l’expectative et obtiennent l’évacuation de la Morée par Ibrahim Pacha. Pendant que les diplomates discutent de la création et des limites d’un État grec, l’armée russe s’empare d’Erzurum, à l’est de la Turquie, et d’Andrinople à l’ouest (août 1829), obligeant le sultan à céder et à signer le traité d’Andrinople (14 septembre 1829), complété en février 1830 par la conférence de Londres: l’indépendance de la Grèce est proclamée et garantie par les grandes puissances, et l’autonomie de la Serbie, de la Moldavie et de la Valachie reconnue. La Russie obtient la Bessarabie, ainsi que la liberté de commerce pour ses ressortissants dans l’Empire ottoman et la liberté de passage dans les Détroits pour ses navires marchands.

En 1832, Othon de Bavière devient roi de Grèce; soutenu discrètement par les Anglais, il prend ses distances à l’égard des Russes qui reportent alors leurs attentions protectrices sur les peuples slaves des Balkans et sur les chrétiens orthodoxes de l’Empire ottoman.

L’Égypte, enjeu des grandes puissances

L’affaire grecque à peine réglée, surgit l’affaire égyptienne. En compensation de la Morée, Mehmed Ali réclame la Syrie pour son fils Ibrahim: le sultan refuse et propose la Crète dont ne veut pas Ibrahim qui, profitant d’incidents en Palestine et au Liban, occupe ces provinces et la Syrie (mai-août 1832), et avance même jusqu’en Anatolie centrale.

Les grandes puissances s’inquiètent, mais en même temps s’empêchent réciproquement de profiter de l’effondrement ottoman. Lorsque, à l’appel de Mahmud II, la flotte russe vient stationner dans le Bosphore, la France, l’Angleterre et l’Autriche interviennent aussitôt en vue de la conclusion d’un accord entre Turcs et Égyptiens: c’est le traité de Kutahya (mai 1833), par lequel le sultan cède à Mehmed Ali presque tous les territoires conquis; quant au tsar, en échange du retrait de sa flotte, il obtient la fermeture des Détroits à tous les navires de guerre (traité de Hünk r-Iskelessi, juillet 1833). Ces deux traités ne satisfont personne; les Anglais en particulier cherchent à soustraire les Turcs à la tutelle russe et prennent position contre Mehmed Ali, soutenu par les Français. Ils s’inquiètent en effet de la progression égyptienne vers l’Arabie du Sud et Aden, ainsi que de l’heureuse évolution économique de l’Égypte. De fait, quelques années plus tard, les Anglais occupent Aden (janvier 1839). De son côté, Mehmed Ali ne cache pas son désir que son pays devienne pleinement indépendant, mais les quatre grandes puissances sont hostiles à cette indépendance, chacune d’ailleurs pour des raisons différentes.

Se croyant encouragés par cette attitude, les Turcs attaquent les Égyptiens, mais sont écrasés à Nisibin (juin 1839). Peu après Mahmud II meurt et son fils Abdul-Medjid lui succède. En juillet 1839, les quatre grandes puissances et la Prusse substituent leur protection collective à celle de la Russie; tandis que la cause de Mehmed Ali gagne de plus en plus de sympathies en France, les Anglais prennent position en faveur des Turcs, mais en cherchant à éviter des négociations directes entre Constantinople et Le Caire. En juillet 1840, les grandes puissances, moins la France, adressent à Mehmed Ali un ultimatum sévère que celui-ci rejette. En France, l’hostilité envers les Anglais est à son comble, mais ni Louis-Philippe, ni Thiers ne veulent d’une guerre internationale, et ils interviennent auprès de Mehmed Ali pour l’amener à négocier. Finalement, le sultan accorde à celui-ci le droit de gouvernement héréditaire de l’Égypte, mais avec reconnaissance de la suzeraineté ottomane (février-mai 1841). En juillet, un nouveau traité de Londres abroge le traité de Hünk r-Iskelessi et institue la convention des Détroits: le Bosphore et les Dardanelles sont interdits à tous les bâtiments de guerre étrangers.

Les «Tanzim size=5t», réformes de l’Empire (1838)

Parallèlement au déroulement de la crise égyptienne le sultan Abdul-Medjid, dès son avènement, a repris la politique réformiste de son père et, le 3 novembre 1839, fait donner lecture du hatt-i sherif dit de Gül-Hané: c’est une charte judiciaire, financière, administrative et militaire, destinée à introduire dans l’Empire de profondes réformes (les Tanzim t ). Bien qu’appliquées de façon limitée, elles témoignent d’une évolution des milieux dirigeants, en dépit des événements extérieurs et de l’opposition des traditionalistes. Quoique inspirées d’idées européennes, ces premières réformes ont un caractère spécifiquement turc et visent à transformer de l’intérieur l’Empire ottoman.

Quant à l’Égypte, elle devient un enjeu entre la France et l’Angleterre, qui cherchent à y prendre la place des Turcs. La France y étend son influence intellectuelle et, partiellement, économique. L’Angleterre veut contrôler l’isthme de Suez: au projet français d’un canal, elle oppose celui d’un chemin de fer Suez-Le Caire, développe les moyens de transit entre Suez et Alexandrie, crée un service de voyageurs entre Alexandrie et Southampton; en 1841, Mehmed Ali autorise la compagnie Peninsular and Oriental à faire circuler sur le Nil deux bateaux à vapeur, mais les demandes excessives des Européens finissent par l’indisposer: il apporte des restrictions à la pénétration étrangère et manifeste une nette hostilité au projet de canal. Sa mort, le 2 août 1849, un an après celle de son fils Ibrahim, amène à la tête de l’Égypte Abbas Pacha, qui est loin d’avoir ses qualités.

3. La guerre de Crimée et ses conséquences (1850-1878)

Les années qui suivent la résolution de la crise égyptienne constituent pour l’Empire ottoman une période de paix relative au cours de laquelle sont mises en application les réformes prévues par la charte de Gül-Hané, avec le soutien moral des Anglais, cependant que les Russes sont favorables aux traditionalistes et, par ailleurs, exercent une forte pression sur les principautés moldo-valaques.

De l’affaire des Lieux saints à la guerre de Crimée (1850-1856)

Une querelle sérieuse surgit à propos des Lieux saints entre la France, protectrice des catholiques, et la Russie, protectrice des orthodoxes. Par les Capitulations, la France avait fait reconnaître les droits des religieux latins sur les Lieux saints; mais, en 1757, les Grecs ont obtenu l’éviction des religieux latins au profit des orthodoxes et, en 1808, les Russes ont fait admettre leur droit de protection sur les Lieux saints, sans aucune réaction de la part des Français. C’est seulement en 1850 que Louis-Napoléon Bonaparte, désireux de s’attirer l’appui des catholiques français, émet des revendications sur les Lieux saints et réclame le respect des Capitulations. Une commission mixte, puis une commission turque de conciliation ayant échoué, le tsar Nicolas Ier cherche à attirer les Anglais dans son camp en leur proposant un partage des territoires ottomans (janvier 1853), puis son ambassadeur Menchikov exige du sultan des garanties pour les chrétiens du «culte gréco-russe» de l’Empire; ces exigences sont repoussées par le sultan, que soutiennent les Français et les Anglais.

En mars 1854 est conclue une alliance turco-franco-anglaise: les Français y voient un moyen de redorer leur blason auprès des Turcs et d’étendre leur influence en Orient, les Anglais celui de s’opposer à l’expansion russe et de jouer un plus grand rôle politique dans le Levant en vue de protéger la route des Indes. De la Dobroudja, la guerre – déclarée par les Turcs à la fin de 1853 – est portée en Crimée où le fait essentiel est le siège de Sébastopol (octobre 1854-septembre 1855).

Le traité de Paris: règlement de la Question d’Orient (1856-1862)

Les Russes ayant remporté quelques succès en Anatolie orientale et le nouveau tsar Alexandre II se montrant plus conciliant, un accord est dès lors possible: il aboutit à la signature du traité de Paris (30 mars 1856).

Ce traité revêt une importance particulière dans la Question d’Orient: on a même pu croire qu’il en apportait la solution. Il comportait les clauses suivantes: évacuation des territoires réciproquement conquis; garantie de l’intégrité du territoire ottoman; recours, en cas de conflit entre la Porte et une puissance occidentale, à la médiation des autres puissances; neutralisation de la mer Noire; internationalisation du Danube et de ses embouchures, dont la Russie est écartée par des rectifications de frontières; indépendance de la Valachie et de la Moldavie ; renouvellement de la Convention des Détroits; enfin, promulgation par le sultan d’une nouvelle série de réformes (hatt-i hümay n de février 1856).

De ce traité résulte peu après l’union de la Valachie et de la Moldavie qui élisent le même prince, Alexandre Couza (janvier-février 1859); trois ans plus tard, la fusion est réalisée et donne naissance à la Roumanie (1862).

Au Liban, à la suite d’attaques répétées des Druzes contre les Maronites (1861), avec l’accord de Constantinople et des grandes puissances, un corps expéditionnaire français intervient; il demeurera sur place jusqu’en 1871. En juin 1861, une commission mixte accorde au Liban un statut spécial, devenu définitif en 1864, de province autonome gouvernée par un chrétien assisté d’un conseil administratif.

Un autre conflit, qui a éclaté au Monté-négro, est lui aussi réglé grâce à l’intervention pacifique des grandes puissances (traité de Scutari, août 1862).

Application de réformes intérieures dans l’Empire ottoman (1860-1880)

Malgré la promulgation des édits de 1839 et de 1856, les réformes que le sultan Abdul-Medjid avait décidées n’ont pas reçu une application approfondie, en raison de difficultés nées des problèmes extérieurs. Cependant l’armée est réorganisée, les tribunaux religieux perdent une grande part de leurs attributions, des tribunaux de commerce sont institués. L’enseignement subit une transformation, surtout à partir du règne du sultan Abdul-Aziz (1861-1876) pendant lequel un lycée franco-turc est fondé à Galata-Saray (1868). Le pouvoir central est réorganisé à l’européenne, un Conseil d’État mis en place, où siègent des musulmans et des chrétiens; les provinces sont dotées de nouvelles structures administratives. Un mouvement intellectuel, réformiste et novateur, se développe, empruntant ses idées littéraires et politiques à l’Occident, à la France notamment.

En revanche, dans le domaine économique, les seuls progrès notables sont l’œuvre de sociétés étrangères qui bénéficient de conditions très avantageuses et songent d’abord à leurs profits: déjà apparaît l’exploitation économique qui est l’un des signes les plus importants de la pénétration européenne dans l’Empire au cours des quatre dernières décennies du XIXe siècle; le symbole le plus évident en est la Banque ottomane, créée en 1863 par les Français et les Anglais. Rapidement, elle joue un rôle capital dans la politique financière et économique de l’Empire. Cette évolution réformiste est mal vue par les milieux conservateurs, ainsi que par les Russes qui misent sur l’affaiblissement et le démembrement du monde ottoman et sur l’autonomie, sinon sur l’indépendance, des provinces chrétiennes encore dépendantes.

Nationalisme et guerres d’indépendance dans les Balkans (1863-1878)

De 1863 à 1914, les Balkans constituent le secteur le plus agité de l’Empire ottoman, en raison des luttes qui s’y déroulent pour l’indépendance, mais aussi des interventions directes ou indirectes des Russes au nom du panslavisme, ou des Autrichiens, puis des Prussiens, qu’inquiètent les visées russes.

La Grèce, qui vient de se donner un nouveau roi (Georges Ier, 1863), annexe les îles Ioniennes – ce que reconnaît le sultan – et réclame la cession de la Crète où éclate une violente insurrection: le sultan doit accorder à l’île un autre statut administratif attribuant le gouvernement à une assemblée mixte de chrétiens et de musulmans (1869). Des modifications en faveur des chrétiens sont apportées à ce statut en 1878 et en 1897, date à laquelle l’autonomie est reconnue à l’île, en attendant son rattachement à la Grèce (1910-1912).

À partir de 1864, de nombreux incidents surviennent en Bulgarie, provoqués par les komitadjis ; les Turcs finissent par donner satisfaction aux Bulgares sur des points essentiels: formation d’une «nation» bulgare, création d’une Église bulgare autonome (février 1870).

À son tour, l’Herzégovine s’enflamme, puis à nouveau la Bulgarie s’agite, où l’armée turque réagit avec violence (avril 1876). Les événements se précipitent. Le 30 mai 1876, le sultan Abdul-Aziz est déposé puis remplacé par Murad V. La guerre de la Turquie contre la Serbie et le Monténégro en juillet est suivie en août par la déposition de Murad V et l’avènement de Abdul-Hamid II. En octobre, un armistice est accordé à la Serbie vaincue, puis en décembre 1876-janvier 1877 se tient la conférence de Constantinople, sans résultat. Le 23 décembre 1876 est promulgée la première Constitution ottomane tandis qu’arrivent au pouvoir les libéraux (Midhat pacha). En janvier-mars 1877 sont signés des accords austro-russe et austro-roumain mais, en avril, les Russes déclarent la guerre aux Ottomans «au nom des intérêts de la Russie et de l’Europe», en fait pour venir en aide aux Serbes et aux Bulgares. Malgré une héroïque défense, les Turcs sont vaincus et doivent signer la paix de San Stefano (3 mars 1878), qui consacre l’indépendance de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro, et crée la Grande-Bulgarie, État vassal et tributaire de Constantinople, mais gouverné par un prince choisi par les Russes.

Le traité de Berlin (1878) et l’influence allemande

Cette paix trop favorable aux Russes émeut les Anglais et les Autrichiens; les premiers concluent en juin 1878 une alliance défensive avec les Turcs, et reçoivent en échange l’île de Chypre. Devant la menace d’un conflit, Bismarck intervient et, au congrès qu’il réunit à Berlin, arbitre les querelles. La Serbie et la Roumanie sont reconnues comme États indépendants, mais la Bulgarie perd une partie de son territoire qui devient la Roumélie-Orientale. Quant à la Grèce, elle reçoit la Thessalie et une partie de l’Épire, tandis que l’Autriche peut occuper la Bosnie et l’Herzégovine. La Russie obtient les régions de Kars, Ardahan et Batoum. La Macédoine est dotée d’un statut comparable à celui de la Crète. Enfin, la France se voit reconnaître le droit de protection des chrétiens de l’Empire ottoman (juin 1878).

Le congrès de Berlin est une nouvelle étape vers la désintégration de l’Empire ottoman qui est bien, alors, «l’homme malade» de l’Europe. De fait, en Orient, il a perdu l’Égypte, à laquelle, à partir de 1876 et surtout de 1882, l’Angleterre impose sa domination; en Afrique du Nord, les territoires de suzeraineté ottomane, l’Algérie et la Tunisie, sont passés ou passent sous le contrôle de la France; en Europe, l’Empire ne possède plus que des parcelles de sol.

La Question d’Orient est du ressort unique des grandes puissances, qui non seulement pèsent sur la politique extérieure de la Turquie, mais en outre font main basse sur ses ressources économiques et financières. Cette pression européenne provoque une réaction absolutiste du sultan Abdul-Hamid II qui suspend la Constitution, élimine les libéraux et, pour tenter de sauvegarder les provinces asiatiques et musulmanes de son Empire, met en avant la politique du panislamisme. Il trouve d’ailleurs un soutien dans l’Allemagne de Bismarck et de Guillaume II, qui visent à étendre l’influence allemande vers l’est, aux dépens des Russes et des Anglais: c’est le Drang nach Osten . Dans les Balkans, l’Autriche accroît sa pression et cherche à s’assurer la possession de Salonique, mais sa politique la met en opposition avec la Russie. En Orient enfin, la rivalité anglo-française, un moment à l’avantage de la France avec l’action au Liban et le percement du canal de Suez (1869), tourne en faveur de l’Angleterre qui, profitant des difficultés financières de l’Égypte, prend le contrôle du canal, puis du pays, et étend sa protection aux émirats du golfe Persique: depuis Gibraltar jusqu’à l’océan Indien, en passant par Malte, Chypre, l’Égypte, Aden et le golfe Persique, la route des Indes est bien gardée.

4. La fin de l’Empire ottoman (1878-1923)

Jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, l’Empire ottoman parcourt, étape après étape, en Europe comme en Asie, le chemin qui le conduit à sa disparition inéluctable, voulue par la Russie, et un moment retardée par les autres puissances européennes. Mais lorsque approche l’hallali, chacune veut être présente au partage du butin.

Dans les dernières années du XIXe siècle, tandis que la Bulgarie acquiert peu à peu sa personnalité politique, c’est la Macédoine – encore sous suzeraineté turque – qui apparaît au cœur des conflits balkaniques (1886, 1893, 1903). Simultanément, la Grèce favorise l’éclosion d’incidents en Crète, ce qui provoque une guerre avec les Turcs: l’intervention des grandes puissances sauve les Grecs de la catastrophe (1897). Sur le plan économique l’Empire ottoman est de plus en plus étroitement soumis à la tutelle étrangère; en 1881, la Banque ottomane devient banque d’État, cependant que, pour obliger le gouvernement turc à s’acquitter de ses dettes, les grandes puissances créent l’administration de la Dette publique, qui prend en monopole les principales sources de revenus du pays.

Abdul-Hamid II cherche un bouc émissaire aux malheurs de la Turquie et pense l’avoir trouvé dans la communauté arménienne: prenant prétexte de certaines actions violentes de celle-ci, il déclenche les terribles massacres de 1894 en Anatolie orientale et de 1896 à Constantinople; mais cela ne paraît pas redonner vigueur à la politique panislamiste; en effet, les provinces arabes, poussées par les Anglais et, à un degré moindre, par les Français, songent à secouer la tutelle ottomane.

Les Jeunes-Turcs et les guerres balkaniques

C’est dans cette ambiance de crise qu’éclate l’insurrection des Jeunes-Turcs (24 juillet 1908) qui rassemblent au sein des comités «Union et Progrès» officiers et intellectuels libéraux et nationalistes. Abdul-Hamid II doit rétablir la Constitution de 1876; puis, ayant échoué dans une tentative de restauration de l’absolutisme, il abdique et laisse le terrain libre aux Jeunes-Turcs. Ceux-ci, contraints par les circonstances extérieures, doivent abandonner leur libéralisme et recourir à l’autoritarisme et, ce qui est plus grave, à l’ultranationalisme turc, ce qui interdit toute entente avec les minorités de l’Empire et notamment avec les Arabes. De 1908 à 1914, une série de catastrophes s’abat sur les Turcs. En octobre 1908, l’empereur d’Autriche annexe la Bosnie et l’Herzégovine puis, en avril 1909, le roi Ferdinand proclame l’indépendance de la Bulgarie.

En septembre 1911, les Italiens, à la suite d’accords conclus avec les Anglais, les Français et les Allemands, débarquent en Tripolitaine, dont le traité d’Ouchy (octobre 1912) leur reconnaît la possession. Enfin, en octobre 1912, Bulgares, Serbes et Grecs déclenchent en commun la première guerre balkanique contre les Turcs qui, vaincus, doivent céder la quasi-totalité de leurs territoires européens (traité de Londres, mai 1913); mais les États balkaniques ne peuvent s’entendre sur le partage des dépouilles et provoquent une deuxième guerre balkanique, à l’issue de laquelle les Turcs récupèrent la Thrace orientale et Andrinople.

Par ailleurs, au sein de l’Empire ottoman, la Grande-Bretagne et l’Allemagne se trouvent en conflit sur deux terrains: d’une part, l’Allemagne, devenue très influente à Constantinople, cherche à poursuivre sa marche vers l’est et, à cause du projet du «Bagdad Bahn», inquiète fortement les Anglais, toujours soucieux de protéger leurs positions asiatiques; d’autre part surgit la concurrence dans la recherche et l’exploitation de la nouvelle richesse du Proche-Orient, le pétrole, découvert depuis peu en Iran et en Irak; dans cette dernière région, les Allemands sont particulièrement bien placés et inquiètent, là aussi, les Anglais. Enfin les Turcs ont fait appel à des officiers allemands pour réorganiser leur armée: le rapprochement turco-allemand est acquis lorsque se déclenche la Première Guerre mondiale.

De l’Empire à la République (1914-1923)

Les combats en Europe orientale et balkanique n’ont aucune conséquence pour les Turcs qui se sont victorieusement défendus sur les Dardanelles (1915-1916); il en a été de même en Anatolie orientale où l’avance russe a été annihilée par la révolution de 1917. Dans cette région, les antagonismes entre Turcs et Arméniens aboutissent à des massacres réciproques dont les Arméniens paieront le prix par leur élimination totale dans cette province (1915-1919). En pays arabe, les bouleversements sont profonds. Dès la fin de 1914, les Anglais ont pénétré en Irak, mais ce n’est qu’en 1917 qu’ils occupent Bagdad. Plus à l’ouest, ils appuient la révolte des Arabes auxquels ils promettent la constitution d’un grand royaume (accords Mac Mahon-chérif Hussein de La Mecque): cette promesse est remise en question par l’intervention diplomatique de la France (accords Sykes-Picot, mai 1916), qui entend être présente au Proche-Orient. De 1916 à 1918, grâce à l’action du prince Fayçal, fils d’Hussein, et du célèbre colonel Lawrence, les Arabes contraignent les Turcs à battre en retraite jusqu’en Anatolie. L’armistice de Moudros (30 octobre 1918) consacre la fin de la domination ottomane sur les pays arabes; le traité de Sèvres (août 1920) prévoit en outre le démembrement et l’occupation de la Turquie proprement dite.

Contre le dépeçage de son pays se dresse le général Mustafa Kemal qui s’est illustré pendant la guerre; il proclame la révolution nationale dès le 19 mai 1919 et, lorsque les Grecs débarquent en Asie Mineure, déclenche la guerre d’indépendance (août 1920). Après deux ans de lutte, les Turcs chassent les Grecs et, par l’armistice de Mudanya (11 octobre 1922), puis par le traité de Lausanne (24 juillet 1923), recouvrent leur indépendance totale et l’intégrité de leur propre territoire. Peu après, la République est proclamée (29 octobre 1923).

Au Proche-Orient, la rivalité franco-anglaise débouche sur la création de plusieurs États: Liban, Syrie, Transjordanie, Palestine, Irak et sur un partage d’influence; en Arabie, l’émir Ibn Séoud conquiert la quasi-totalité de la péninsule; l’Égypte devient un royaume indépendant, mais la présence anglaise persiste, notamment dans la zone du canal de Suez. Enfin, la déclaration Balfour de 1917, qui favorise l’établissement des juifs en Palestine, contient en germe une nouvelle Question d’Orient. Quant au pétrole, l’Angleterre, les États-Unis et la France s’en partagent l’exploitation et les bénéfices.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Russes, Allemands et Autrichiens sont éliminés de l’Europe orientale et du Proche-Orient arabe; les États balkaniques sont placés sous la protection française ou anglaise; la Turquie panse ses plaies et construit son nouvel État national. La France a obtenu quelques avantages en Syrie et au Liban, mais la grande triomphatrice est la Grande-Bretagne qui, exception faite des territoires d’Afrique du Nord et des deux États du Levant sous tutelle française, domine politiquement et économiquement la Méditerranée et le Proche-Orient, de Gibraltar aux Indes: toutefois, alors que la domination ottomane a duré quatre siècles, la domination britannique ne durera pas vingt-cinq ans.

Encyclopédie Universelle. 2012.

Regardez d'autres dictionnaires:

  • EXTRÊME-ORIENT (QUESTION D’) — L’expression «question d’Extrême Orient» appartient au vocabulaire d’une historiographie traditionnelle et «européocentrique». Elle recouvre cependant des problèmes réels, nés de la domination directe ou indirecte des grandes puissances de… …   Encyclopédie Universelle

  • orient — [ ɔrjɑ̃ ] n. m. • 1080; lat. oriens, p. prés. de oriri « surgir, se lever » I ♦ 1 ♦ Poét. Côté de l horizon où le soleil se lève. ⇒ levant; est. L orient et l occident. Fig. « Tant de choses éclatantes ont eu leur orient et leur couchant »… …   Encyclopédie Universelle

  • ORIENT — n. m. Point de l’horizon où le soleil se lève. Le ciel commençait à se colorer vers l’orient. ORIENT désigne plus précisément Celui des quatre points cardinaux où le soleil se lève aux équinoxes. De l’orient à l’occident. Ce pays est à l’orient… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • question — [ kɛstjɔ̃ ] n. f. • mil. XIIe; lat. quæstio 1 ♦ Demande qu on adresse à qqn en vue d apprendre qqch. de lui. ⇒ interrogation. Poser une question à qqn. ⇒ interroger, questionner . Énoncer, formuler une question. Répondre à une question. « ta… …   Encyclopédie Universelle

  • ORIENT (ÉGLISES CHRÉTIENNES D’) — Sous la dénomination d’Églises chrétiennes d’Orient – ou sous celle plus généralement employée d’Églises orientales –, on désigne, de manière bien arbitraire, les communautés chrétiennes qui se sont constituées et organisées au cours des siècles… …   Encyclopédie Universelle

  • Question Des Nationalités Au XIXe Siècle — Le XIXe siècle connaît deux mouvements opposés qui reconfigurent les territoires nationaux en Europe. D une part, on assiste à des mouvements d indépendance qui touchent la Belgique et, surtout, les pays de la péninsule des Balkans qui peu à …   Wikipédia en Français

  • Question Des Nationalités Au Xixe Siècle — Le XIXe siècle connaît deux mouvements opposés qui reconfigurent les territoires nationaux en Europe. D une part, on assiste à des mouvements d indépendance qui touchent la Belgique et, surtout, les pays de la péninsule des Balkans qui peu à …   Wikipédia en Français

  • Question des nationalites au XIXe siecle — Question des nationalités au XIXe siècle Le XIXe siècle connaît deux mouvements opposés qui reconfigurent les territoires nationaux en Europe. D une part, on assiste à des mouvements d indépendance qui touchent la Belgique et, surtout, les… …   Wikipédia en Français

  • Question des nationalités au xixe siècle — Le XIXe siècle connaît deux mouvements opposés qui reconfigurent les territoires nationaux en Europe. D une part, on assiste à des mouvements d indépendance qui touchent la Belgique et, surtout, les pays de la péninsule des Balkans qui peu à …   Wikipédia en Français

  • Question d'Orient — La Question d Orient est le terme utilisé en France pour qualifier l implication des diverses puissances européennes (principalement la France, le Royaume Uni et la Russie, ainsi que, dans une moindre mesure l Autriche Hongrie, l Italie et l… …   Wikipédia en Français